Il est devenu faux de croire que nous sommes égaux devant la mort : la mort est aussi une
question politique, qui reflète les inégalités sociales, les personnes fortunées ayant la
possibilité de choisir leur départ, les autres étant assignées à une souffrance qui peut être
insupportable, dépendantes d’un système hospitalier saturé et de l’absence de centres
soins palliatifs, qui tardent à être financés. S’agissait-il de choisir la mort, faute de soins et
d’attentions ? C’était le véritable enjeu : permettre à chacun.e de vivre dignement jusqu’au
bout, et donner à ceux et celles qui le demandent, la possibilité d’être assisté.e.s pour
mourir. [...]