En grève et en manifestation le 6 octobre à Clermont-Ferrand

Dès 8h sur les piquets de grève
10h : Manifestation - square de la Jeune Résistance (carrefour entre le
Lycée Blaise Pascal et Jeanne d'arc) à Clermont-Ferrand

Le lieu est à confirmer, en effet la préfecture ayant interdit les rassemblements aux abords des lycées, nous sommes dans l' attente d'une décision du tribunal administratif qui nous l'espérons invalidera cette décision qui constitue une grave entrave au droit de manifester.
Face aux légitimes revendications... La répression !

Cela fait deux semaines que le mouvement lycéen parti de Seine-saint-Denis prend de l'ampleur et s'étend à de très nombreux lycées de France. Partout, ce sont les mêmes revendications :

  • manque de personnels (professeurs, AESH, infirmière, AED, psychologues, CPE...) et de moyens ;
  • classes surchargées ;
  • locaux souvent vétustes, manque de place (on cherche parfois des chaises !), mal isolés (surchauffés l'été, trop froids l'hiver)
  • un avenir incertain avec Parcours Sup qui s'apparente pour beaucoup à une boîte noire.

Cela fait de nombreuses années que les personnels et les lycéen·nes le dénoncent. Depuis 10 ans, Macron et ses gouvernements successifs n'ont que deux réponses à leur apporter : toujours moins de moyens et une répression féroce pour rester dans le rang.

Partout, la police s'en prend à la jeunesse : elle charge, elle gaze, elle tabasse, elle étrangle, elle éborgne, elle tire à bout portant. C'est inadmissible, et contraire aux droits élémentaires de manifester, que l'on soit adulte ou jeune lycéen·ne.

Face à ces revendications légitimes et pour protester contre les violences policières, les organisations syndicales SUD éducation 63/03, CGT Educ'Action, FSU, FO ont décidé d'appeler à Clermont-Ferrand à se mettre en grève et à manifester. La préfète, aux ordres du gouvernement, tente d'interdire cette initiative en interdisant les manifestations près des établissements scolaires, laissant croire que ce serait la jeunesse qui serait à l'origine des débordements vécus hier à Clermont-Ferrand. Nous avons surtout vu des personnes extérieures aux manifestant·es se mêler à la foule pour faire dégénérer la situation. 

Lycées fermés, cours en distanciels

Le ministère a fait fermer plus de 400 lycées en France lundi et mardi, dont plusieurs du 63/03. On somme alors les enseignant·es de faire cours en distanciel, rappelant l'époque du COVID. Il s'agit, pour résumer, de proposer des contenus d'enseignement en cas de fermeture partielle ou totale des établissements scolaires. Mais, comme déjà du temps du ministre Blanquer, aucun cadre réglementaire n'est applicable pour demander à des enseignant·es de faire des cours à distance, d'organiser des visioconférences ou, pire, de contrôler l'assiduité d'élèves tributaires de l'équipement et des conditions matérielles de leur famille. En lire plus ici.

Nous ne devons pas accepter le distanciel : quand il ne restera plus que cela, il n'y aura plus de problème d'effectifs ! C'est également un moyen de faire croire qu'enseigner à distance est possible. Enfin, c'est une façon de nier les revendications des jeunes et des personnels.

Pour toutes ces raisons, SUD éducation 63/03, aux côtés de la CGT Educ'Action, FSU, FO appelle à la mobilisation et à la manifestation mardi 6 octobre.

Voir ici le tract intersyndical national de l'Education nationale, l'appel local Education nationale du 63, l'appel de Solidaires Auvergne à rejoindre la mobilisation avec les lycéen·nes. Un appel interprofessionnel et intersyndical a été lancé dès vendredi soir (mais n'est pas publié en raison de l'incertitude liée au départ de la manifestation).

Pour les appels locaux, une incertitude subsiste : le lieu de rdv de la manifestation.

En effet la préfecture ayant interdit les rassemblements aux abords des lycées, nous sommes dans l' attente d'une décision du tribunal administratif à 16h qui nous l'espérons invalidera cette décision qui constitue une grave entrave au droit de manifester. Surveillez les réseaux sociaux pour suivre la mise à jour du point de départ.